Il est comment le dernier Titeuf ?

L’autre jour j’emmène ma fille, 11 ans, à la Fnac. Disons plutôt que je la traîne à la Fnac (chaque fois que j’écris le mot Fnac, je m’enrichis). Pour cette génération, fréquenter le rayon librairie d’un grand magasin c’est presqu’une sortie culturelle… Beurk ! Ce jour là, la Fnac (cling !) semble avoir été victime d’un canular. Un petit malin a rempli l’ensemble des étages du dernier album de Titeuf (à la folie – tome 13). Ça déborde de partout. Des colonnes de Titeuf. Le Colysée, en album cartonné.

Tiens, y’a un nouveau Titeuf, je me dis. Oui, connaissant un peu les lois du marketing, j’écarte rapidement l’idée du canular. Et je passe mon chemin. Pas par snobisme, ça va Zep, ce n’est pas honteux. Disons que j’avais d’autres priorités de lectures. La vie est brève.

Ma fille, avec l’esprit curieux et frondeur qui caractérise cette génération, préférant toujours l’effort à la facilité, s’empare d’un Titeuf. A moins que ce soit Titeuf qui ne s’empare d’elle. On ne sait jamais avec les lois du marketing.

Ceci étant fait, voilà qu’elle se répand sur la moquette du magasin et entame sa lecture. Ça se fait à la Fnac… si tu es en âge de te relever tout seul.

Mon tour des rayons terminé, je retrouve la gamine au milieu de sa lecture. J’ai pas fini ! elle grogne avec l’amabilité des filles de sa génération. Bah, oui mais faut qu’on rentre, prends le Titeuf, je fais grand seigneur, tu le termineras à la maison. Peut-être qu’on pourra le payer moitié prix. T’as déjà presque tout lu. La caissière de la Fnac qui a le sens des affaires ne l’entend pas de cette oreille. On paye plein pot. 10,45 euros. Raisonnable.

Bon il est comment le dernier Titeuf ? je lui demande quand on est rentré à la maison. Elle a terminé de le lire dans le métro. Bien, elle dit. Mais bien comment ? je relance. Non,bien…

Ça ne fera pas une chronique. Ils ont de ces arguments à cet âge.

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