Manu Larcenet relit Manu Larcenet

Larcenet nous annonce sur son blog (Epais et Tordu) qu’il vient de recevoir le tout premier exemplaire du tome 3 de Blast. Jusque là rien de bien affolant ; normal qu’il soit l’un des premiers à le recevoir, il en est l’auteur.

Ce qui est plus excitant (en tout cas moi ça m’excite ; n’en tirez aucune conclusion quant à ma vie sexuelle), c’est la manière dont il le reçoit. Je parle pas du côté logistique (on s’en ficherait un peu qu’il nous raconte qu’il l’a reçu par la Poste).

Ce que nous raconte Larcenet, c’est son anxiété avant de relire le résultat imprimé de son travail : « Cette aventure en bande dessinée est longue et exigeante. Il me faut faire ça avec le plus rigoureux investissement, sous peine que le fil du récit ne m’échappe définitivement et que je ne me retrouve aux prises avec des bribes d’histoire qui ne se répondent pas. »

Son anxiété et son soulagement après avoir achevé la lecture : « Là encore, pour être franc, après avoir refermé ce tome,  j’eus quelques instants de vraie satisfaction, sincère et inhabituelle. Le dessin est nettement meilleur que sur les deux tomes précédents, plus élégant, plus fluide, avec des expressions plus subtiles. »

Un soulagement lucide, « Bien sûr, ça et là, il y a des cases ratées qui font mal » mais qui au final, dit-il, ne viennent pas gâcher sa satisfaction du travail bien fait. Et Larcenet de s’accuser  d’autosatisfaction.

Monsieur Larcenet vous devriez (aussi) faire de la critique de bande dessinée. Et rassurez-vous, si vous parvenez encore avec ce tome 3 à nous emmener dans les recoins de l’âme humaine que notre âme même se refuse à imaginer, on ne les verra pas les cases ratées.

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