Les 3 premiers épisodes de Lastman (Vivès, Balak, Sanlaville) sur Delitoon

Lastman

Le tome 1 de Lastman, projet collectif du trio Vivès, Balak et Sanlaville, sortira en mars 2013 chez Casterman. Pour les impatients, il est possible de lire en ligne, dès maintenant, les premiers épisodes sur le site delitoon.

On a lu. Après les 2 premières planches, on a fait la moue. On s’est dit, tiens, c’est Polina qui fait du karaté. Et puis comme le récit est plutôt enlevé, on a poursuivi la lecture. C’est d’ailleurs la première qualité de ces épisodes ; un rythme un peu fou. On passe d’un lieu à l’autre en 2 cases, d’une situation à une autre en 3 dessins et on s’affranchit même du temps historique. De la couleur au noir et blanc.

On ne s’embarrasse pas d’exposition dans Lastman. On retrouve un peu cette succession de scènes d’actions qui était la marque de fabrique de La grande Odalisque (Vivès, Ruppert et Mulot).

Cette fois les personnages sont plus attachants. L’enfant certes ; les enfants sont toujours attachants. La maman ; les mamans aussi c’est attachant. Et le héros masculin. Beau et musclé avec un petit air à la Corto Maltese. Autre qualité de ces premiers épisodes, la capacité du trio à brasser tous les codes de la BD d’action, jusqu’à frôler le cliché. Frôler seulement, l’honneur est sauf. Tiens, on pense à Tarantino et son habileté à reconstruire les codes d’un genre donné. L’hémoglobine en moins, à ce stade.

La tradition bien française du feuilleton en plus. On n’a lu que trois épisodes et on imagine déjà une saga à la Dumas. Lastman, le comte de Monte-Cristo ? Ça tire parfois à la ligne mais comme chez Dumas.

A propos de ligne, Lastman se prête parfaitement à la lecture en ligne, comme si l’oeuvre avait d’abord été pensée pour une lecture numérique.

Lastman

Lastman

Tweet about this on TwitterShare on LinkedInShare on FacebookShare on Google+Email this to someonePrint this page

3 réflexions au sujet de “Les 3 premiers épisodes de Lastman (Vivès, Balak, Sanlaville) sur Delitoon”

  1. Disons que Vivès se moque des trucs régressifs : l’amour, la guerre, la bd, les jeux vidéos (c’est-à-dire tous les ingrédients qui, mis ensemble, font un bon tueur en série sur un campus américain ou norvégien), tout en pratiquant lui-même ces activités régressives. Dans sa génération, il bat quand même le record d’autodérision – il est désarmant.

Les commentaires sont fermés.