Un an d’EspritBD

EspritBD

La bande dessinée ne fait pas rêver les entreprises. Même la Fnac a abandonné le festival d’Angoulême (certes remplacée par Cultura). Il reste E. Leclerc (les hypermarchés) mais de plus en plus anecdotiquement : une fois par an, un prix Landerneau. Et la SNCF, restée elle fidèle à Angoulême (jolie cette phrase).

La BD a parfois des allures de village gaulois. Tous les acteurs économiques ont fui. Non, tous sauf un (une en réalité), La Caisse d’Epargne ! Une banque qui a pour symbole un personnage qui a l’air de sortir d’une BD de Macherot ; le partenariat coulait de source. Alors on ne va pas faire les détracteurs. Et en cette période de crise il n’est jamais bon de se fâcher avec une banque.

29 ans partenaire du festival d’Angoulême, La Caisse d’Epargne a accru son action de mécénat dans la bande dessinée en créant l’année dernière le site EspritBD.

EspritBD a été lancé il y a donc maintenant un an avec l’ambition d’être une plateforme de promotion pour les jeunes auteurs de bande dessinée. Les auteurs ont ainsi à leur disposition, sur le site, un espace de publication en ligne et l’accès à un outil de création adapté à la BD numérique (Comic Composer).

La sauce semble avoir pris. Au travers du blog d’abord relativement actif et très orienté sur la création numérique. Relais important également des différents évènements et concours en faveur des jeunes auteurs : révélation blog, concours Jeunes Talents, Festiblog…

En termes de fréquentation ensuite, puisque EspritBD à drainer sur son site plus de 100 000 visiteurs en un an (ce n’est pas astronomique en réalité mais on est à l’échelle de la BD « de création »).

On peut simplement regretter une interface un peu trop « égalitaire » dans la présentation des auteurs. C’est certes dans la vocation du site mais cela manque parfois de lisibilité. Lorsque l’on revient plusieurs fois sur le site on a une impression de déjà vu. On aimerait un peu plus de hiérarchisation, de mise en avant des nouveautés…

On aimerait aussi que tous les blogueurs de talents de la toile se précipitent vers EspritBD et passent leurs création à la moulinette de Comic Composer pour inventer demain de nouvelles formes de narration numériques.

Sur ces voeux, puisque c’est encore l’époque, ajoutons en encore un, celui d’une longue vie à EspritBD.

(Pour qu’on ne soupçonne pas ce post de bienveillance coupable et intéressée, je tiens à signaler que je ne suis pas client de la caisse à l’Écureuil).

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