«

»

mar 04

Fred : le chant du monde (du A)

Philémon - Le train où vont les choses

Je m’apprêtais à vous livrer une brillante critique du dernier album de Fred, le train où vont les choses. Puis j’ai lu celle de Christian Rosset qui vient de paraître dans du9. Que dire de plus ? Alors j’ai renoncé.

Si, ajouter simplement qu’avec ce dernier épisode, ce dernier chant, qui clôture à jamais l’épopée de Philémon, Fred apporte aux incrédules les preuves scientifiques de l’existence du monde du A. Un univers  thermodynamique construit à coups de chevaux vapeurs d’une Lokoapattes.

Et si l’histoire se termine, le monde de Fred demeure un univers non clos, fait d’échange de matière, d’énergie, de désordre et d’équilibres successifs. Il n’existe qu’à condition de se donner la peine de le faire exister.

Fred est le Rilke de la bande dessinée et le train où vont les choses ses lettres à un jeune poète.

Fred est Homère réincarné et Philémon un Ulysse condamné à une Odyssée perpétuelle.

trainfred2

2 commentaires

  1. Zombi

    Moi c’est mon admiration pour Fred qui me retient de critiquer, et même de lire son dernier album pour l’instant. C’est toujours un problème délicat pour moi de savoir si je serai capable de franchir le cap de l’autocensure…
    (La comparaison avec Rilke me paraît plus juste qu’avec Homère. Ce sont les « losers » romantiques chez Homère, qui croient dans la réincarnation.)

    1. lerapide

      Je l’avais acheté sans le lire tout de suite. Certain d’être forcément déçu. Et puis grosse claque. La magie Philémon est intacte. Mêmes émotions qu’à la première lecture des premiers albums.

Les commentaires sont désactivés.