Sylvie Uderzo interpelle son père à propos du dernier album d’Astérix

Vercingetorix

Vercingétorix jette ses armes aux pieds de Jules César, de Lionel Royer

On se lance des « pictes » chez les Uderzo.

Les rapports père-filles ce n’est jamais facile ; ne m’en parlez pas. J’ai deux filles. Heureusement pour elles, tant pis pour moi, je ne suis pas le créateur d’Astérix.

Sous le titre, L’album Canada Dry, Sylvie, la fille d’Albert Uderzo, pose 6 questions acides et au gout amer à son père. Ce n’est plus du Canada Dry, c’est de l’eau de javel.

Elle s’agace d’abord de cette espèce de célébration nationale qui entoure la sortie de ce nouvel album du petit gaulois et des « poncifs » que l’on nous ressort pour l’occasion. A lire Sylvie Uderzo, tout ceci ne serait qu’un gigantesque simulacre au cours duquel on aurait changé les tonneaux de cervoises en Canada Dry.

Ça à la couleur d’Astérix mais « ça ne peut être de l’Astérix« .

Puis viennent les 6 questions à son père. On est un peu gêné. Certaines, très personnelles, ne semblent pas nous concerner.  On n’en retient qu’une seule dont on aimerait aussi avoir la réponse, parce que nous aussi, sans faire partie de la famille, on a l’impression d’avoir été trahi :

Pourquoi as-tu, de ton vivant, laissé un album se faire ?

Gide qui n’était pourtant pas un grand lecteur d’Astérix, avec son Famille, je vous hais, avais choisi son camp. Parce que finalement, c’est la même chose dans toutes les familles.

Voyez chez les Tintin. N’apprends-t-on pas aujourd’hui dans le quotidien Belge Le Soir, que « en 2052, Casterman sera autorisé à publier une nouvelle aventure de Tintin et Milou, un an avant que l’oeuvre d’Hergé ne tombe dans le domaine public. »

On ne serait pas en octobre, j’aurais flairé le poisson d’avril.

Le blog de Sylvie Uderzo

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1 réflexion au sujet de “Sylvie Uderzo interpelle son père à propos du dernier album d’Astérix”

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